Le Comité Départemental d’Escrime des Landes

En garde ! Prêts ? Allez !

Qui n’a pas rêvé, enfant, devant Zorro, les 4 mousquetaires ou le capitaine Fracasse de manier l’épée ? Et même si aujourd’hui les héros s’appellent Jack Sparrow ou Luke skywalker et que le sabre laser a détrôné la fine lame, l’imaginaire est toujours là. Dans les cours de récré ou en vacances, un bout de bois fait l’affaire et le duel s’engage. Mais s’il vous prend l’envie d’aller un peu plus loin dans la pratique, connaître les secrets de l’estoc, les techniques de la fente avant, les parades et les ripostes, et surtout l’envie de vous éclater en pratiquant un sport complet et passionnant, le Comité départemental d’escrime des Landes fort de ses 240 licenciés, présidée aujourd’hui par Chantal Mayaux, et trois clubs – l’Etoile Sportive Montoise, la Jeanne d’Arc de Dax et Côte Sud Escrime à Soorts-Hossegor, vous tendent les bras.

On peut commencer l’escrime dès 6 ans. À cet âge-là, ce sont surtout des jeux destinés à préparer l’enfant aux déplacements et aux bonnes positions. Les armes sont d’abord en mousse, puis en plastique, ce qui n’empêche pas le port obligatoire de la tenue complète, masque compris, dès les premiers essais. La tenue est prêtée la première année, puis les parents équipent les enfants petit à petit. L’investissement étant relativement conséquent, les clubs ont mis en place des facilités de paiement. Comptez une inscription à 150 €, licence comprise, pour les enfants, et 250 à 300 € pour les adultes. Des séances de deux ou trois essais gratuits sont également proposées, car comme le rappelle la Présidente du Comité Chantal Mayaux : « On ne force personne. S’il n’y a pas la notion de plaisir, il vaut mieux renoncer. »

Les enfants ont également l’opportunité de découvrir l’escrime dans le cadre scolaire. Les professeurs d’Education Physique et Sportive (EPS) sont formés pour pouvoir enseigner la pratique durant leurs cours grâce à du matériel. Depuis 10 ans, ce sont ainsi près de 1200 enfants par an qui ont un premier contact avec le maniement des armes.
Cependant, même s’il est conseillé de débuter dès le plus jeune âge, surtout si l’on veut faire un jour de la compétition, les plus grands sont également les bienvenus dans les trois clubs du département. Pour attirer le plus grand nombre, la palette de proposition ne cesse de s’étoffer. La pratique pour tous n’est pas un vain mot puisque le Comité développe notamment des ateliers spécifiques de sport-santé pour les femmes victimes d’un cancer du sein ou encore des sections handisports avec l’escrime en fauteuil. Autre domaine qui a le vent en poupe, celui de l’escrime artistique, avec ses assauts chorégraphiés et ses références au cinéma héroïc fantasy. Il se murmure même que dans les Landes, on pourrait même bientôt s’affronter au sabre laser ! Bref, les idées ne manquent pas pour développer un sport qui, malgré les valeurs de respect et de courage qu’il véhicule et les excellents résultats des tireurs tricolores dans les compétitions mondiales, ne bénéficie pas encore d’une grosse couverture médiatique, si l’on excepte les Jeux Olympiques. Mais avec la nomination de « la guêpe » Laura Flessel à la tête du Ministère des sports, les lignes pourraient bouger.

Les trois armes
Au fleuret et au sabre, il existe des règles de combat qui définissent les actions prioritaires. Ces armes sont appelées des armes de convention qui donnent la priorité à l’attaque, définie par un allongement du bras et un mouvement offensif. Contrairement au fleuret et au sabre, il n’y a pas de convention à l’épée. Lorsque les deux tireurs se touchent ensemble, au fleuret et au sabre, ils sont départagés par l’application de la convention, c’est-à-dire que celui qui a déclenché l’attaque marque le point. A l’épée, ils sont tous les deux déclarés « touchés » et chacun marque un point.

La manière de toucher
Il existe trois façons de toucher : l’estoc, la taille et la contre-taille. Si ces termes sont utilisés dans le langage courant, l’escrime moderne parlera plus volontiers pointe, tranchant et faux tranchant. Le fleuret, tout comme l’épée, est exclusivement une arme de pointe, c’est-à-dire qu’on ne peut toucher qu’avec une pression de la pointe de l’arme. Le sabre, par contre, est à la fois une arme de pointe et de tranchant – faux tranchant, c’est-à-dire que toute l’arme peut toucher l’adversaire. Au fleuret, seul le tronc de l’adversaire est valable. À l’épée, toutes les parties du corps comptent. Au sabre, toutes les parties situées au-dessus de la taille sont valables.

Contact et renseignements  :
– Étoile Sportive Montoise – Maître d’armes : Marlène Dubernet (Tél. 05 58 46 39 16 – 06 87 08 09 12)
– JA Dax – Maître d’armes : Emmanuel Garret (Tél. 05 58 74 08 63 – 06 08 62 22 78)
– Côte Sud Escrime – Maîtres d’armes : Stéphane Perquin et Marianne Dufault (Tél. 06 70 00 45 70 – 06 66 26 64 85)

Comité Départemental d’Escrime des Landes – Chantal Mayaux (Tél. 06 45 11 44 08)

Crédit photo : DR / Sportsland – Antony Monod
Journal Sportsland Landes n°212 du 11 septembre 2017

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