Équitation – Saint Justin – Julie Simonet

De plus en plus haut !

Une Landaise fait de plus en plus parler d’elle dans le monde de l’équitation, il s’agit de Julie Simonet. À presque 16 ans, la Saint-Justinoise a atteint le plus haut niveau français dans cette discipline exigeante qu’est le concours complet. La jeune femme a d’ailleurs de qui tenir puisque son père a été un bon compétiteur et sa mère championne de France.

Julie SIMONET et son cheval Sursumcord’Or

Une passion familiale
Dans la famille de Julie, l’expression « mettre le pied à l’étrier » prend tout son sens. Luc Simonet et Karine Larrazet, ses parents, sont deux champions d’équitation qui ont décidé de vivre pleinement leur passion du cheval en ouvrant un centre équestre à Saint-Justin. La voie de Julie et de ses deux grandes sœurs était dès lors tracée et ses réussites précoces. Plus qu’un sport, l’équitation est pour cette famille un art de vivre. « J’ai toujours fait du cheval, se souvient Julie. Dès l’âge de 10 ans j’avais d’ailleurs déjà abandonné le poney pour le cheval et n’ai jamais voulu faire d’autre sport. Il faut dire que comme j’ai eu de bons résultats rapidement, ça m’a ouvert la voie pour participer à de belles épreuves. » Dès ses débuts, la (très) jeune sportive affichait déjà de bonnes performances: à 12 ans seulement, pour sa première participation, Julie était la benjamine du championnat de France et se classait 6ème du concours, avec le soutien sans faille de sa famille : « Mes parents m’aident beaucoup, me font travailler au quotidien et financent tout » reconnaît-elle. C’est là probablement une des clefs de sa réussite puisque Julie a constaté que tous les cavaliers ou presque qui réussissaient dans son sport montaient à cheval depuis leur plus jeune âge.

« Qui veut voyager loin…
…ménage sa monture ! » nous dit Racine. Le dicton est ici écouté avec respect puisque s’il ne faut pas omettre de présenter un personnage important dans la réussite de Julie, c’est Sursumcord’Or, son cheval actuel mais qui fut d’abord monté par sa mère. Et quand elle évoque son angloarabe, Julie devient lyrique: « Il sautait bien, il était beau, il avait de réelles qualités. Son nom est un jeu de mots à partir du latin « Sursum corda » qui signifie « Hauts les cœurs ! » Et quand il est question de se déplacer, Julie souligne que dans sa discipline, l’une des difficultés consiste justement à faire voyager les chevaux. Sur la route, en bateau, c’est tout un équipage qui se déplace en France, en Italie, en Irlande au gré des compétitions.

Un concours très complet !
La discipline dans laquelle Julie excelle s’appelle le concours complet et se compose de trois épreuves : « la première est du dressage et se passe dans une carrière. Il faut faire exécuter plusieurs figures à la suite par le cheval. Après vient l’épreuve qui est généralement la plus connue : 11 ou 12 obstacles mobiles à enchaîner. Puis enfin un parcours de cross qui dure 5 à 6 minutes sur des obstacles fixes. » L’essentiel du travail a été fait à l’entraînement et le concours vient souvent récompenser la fusion entre un cavalier et son cheval. Il faut à la fois être à son écoute et s’en faire respecter pour qu’il accepte un parcours très exigeant. C’est l’épreuve de cross qui a la préférence de Julie : « Ça va vite, on a des sensations, on saute des obstacles alors que pour un cavalier, l’épreuve de dressage par exemple, peut parfois être un peu plus ennuyeuse. » La particularité de ce sport réside notamment dans le fait que tous les concurrents se connaissent et souvent s’apprécient du fait notamment qu’il n’y a pas de confrontation directe entre eux. C’est un sport individuel, chacun fait son parcours de son mieux et c’est le meilleur qui l’emporte !

Des résultats exceptionnels
Et depuis quelques années, la meilleure est souvent landaise : Championne de France en 2015 et en 2016, vice-championne d’Europe en 2016 aussi, 3ème cette année aux championnats d’Europe en Irlande, Julie ne cache pas son mental de championne : « Ce qui me motive, c’est la volonté de faire toujours mieux, de me dépasser, de devenir la meilleure. Disons-le clairement : Je déteste perdre. Ça n’est pas toujours facile, je dois travailler dur pour y arriver mais dans la vie, je crois qu’il faut toujours faire ce qu’on a envie d faire et se donner les moyens pour y arriver. » La lycéenne de 1ère S sait cependant qu’il n’est pas facile de faire carrière dans son sport, même pour les meilleurs. Son plus mauvais souvenir sportif est d’ailleurs récent et date d’il y a quelques jours seulement aux championnats de France Juniors: 1ère après l’épreuve de dressage, elle a chuté sur l’épreuve de cross et s’est vue éliminée. « Ça fait partie du jeu, on apprend de ses erreurs. Je m’accroche, on n’a pas le choix. Ce qu’il faut, c’est ne jamais baisser les bras » indique-t-elle avec philosophie. Elle sait que son engagement est sportif mais aussi familial et quelles que soient ses réussites à venir la championne nous avoue ne pas du tout avoir l’impression d’avoir dépassé ses parents tant elle a « beaucoup d’admiration pour les deux. » Julie indique également une certaine admiration pour Thomas Carlile, plusieurs fois champion du monde et avec qui elle a travaillé, admiration qui on l’espère lui tracera la voie.

Alors, hauts les cœurs ! Sursum corda ! Sportsland suivra avec beaucoup d’attention le parcours de Julie qui pourrait bien faire partie des grands noms de Paris en 2024 et même au-delà puisqu’il n’y a pas d’âge limite en équitation !

Crédit photo : DR /
Journal Sportsland Landes n°213 du 25 septembre 2017

One Comments

  1. Reply Post By couvreur Emmanuel

    Bravo pour cet article qui retrace bien le parcours exceptionnel de Julie et de toute cette aventure familiale avec Luc et Carine !!

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