Connaître et Reconnaître – Philippe Camiade

La tête dans l’Étoile !

Si vous aimez l’activité physique et vivez à Mont-de-Marsan, vous connaissez forcément Philippe Camiade pour au moins deux raisons. La première concerne son engagement professionnel : il est le responsable du service des sports ; la deuxième porte sur quasiment tout le reste de son temps libre qui est dévolu au bénévolat… sportif ! Président de l’Étoile Sportive Montoise, ce « Landais de cœur » a de surcroît consacré son existence à une discipline en particulier, à savoir le développement de la gymnastique dans notre département et même au-delà. Portrait d’une vie « gy-monastique » !

La vocation du sport
Son nom de famille a beau être landais, Philippe Camiade est pourtant né à Dijon, en Côte-d’Or, et a vu du pays avant de se fixer à Mont-de-Marsan : « Mon père était militaire et Montois et on l’a suivi dans ses différents postes, à Cognac ou en Afrique notamment. C’est lui qui a initié ses 4 enfants au sport, en nous inscrivant à la gymnastique qu’il avait lui-même pratiquée enfant, et à la natation. Mes frères et sœurs ont arrêté, moi jamais…« , se souvient celui qui décida de consacrer sa vie au sport. Étudiant en STAPS, il se destinait au professorat avant de bifurquer vers le service municipal. C’est à cette époque qu’il obtient un diplôme de maître-nageur et surveille quelques piscines montoises. En 2010, la médaille Vermeil du Travail vient récompenser 30 ans de service au sein de la collectivité et surtout un intérêt jamais démenti lorsqu’il s’agit d’administrer les infrastructures, de gérer les relations avec les associations, de venir en aide aux utilisateurs ou d’œuvrer aux animations sportives, comme par exemple via le « Passeport montois ».

Une vie au pas de gymnastique !
Une passion n’a pourtant jamais quitté Philippe : « J’ai découvert la gymnastique à Cognac, en 1964 ou 65, à l’âge de 6 ans, et je n’ai pratiquement jamais arrêté. J’ai bien gagné quelques compétitions mais sans vraiment percer au niveau national. Par contre, dès l’âge de 14 ou 15 ans, j’ai donné des coups de main dans l’encadrement de mon club. De fil en aiguille, je me suis impliqué de plus en plus dans cette activité d’entraîneur qui a fini par prendre le pas sur tout le reste. »  C’est d’ailleurs à Philippe Camiade que l’on doit la création du Comité départemental de gymnastique : « En 1984, les Landes étaient le seul département d’Aquitaine à ne pas être affilié à la Fédération Française de gymnastique. Le club montois était par exemple rattaché à la Fédération Sportive et Culturelle de France, omnisports. Avec Philippe Capéra, nous avons souhaité une spécialisation de nos clubs et malgré des débuts un peu difficiles, c’est une grande satisfaction de voir que la structure perdure. » De 1984 à 2004, il aura connu les fonctions de dirigeant de son club de gymnastique, de la fédération départementale et même pendant 4 ans du comité régional, tout cela en même temps, créant et animant au passage une section « sport études promotionnel » au lycée Duruy : « Avec mon travail, des entraînements le midi puis le soir, des réunions à Bordeaux une à deux fois par semaine, je sais que j’ai eu la chance que ma femme partage également ma passion, tout comme mes filles qui ont pour ainsi dire été élevées dans une salle de gym! » On comprend dès lors qu’en 2009, la Médaille d’argent de la Jeunesse et des Sports soit venue récompenser une telle abnégation.

À la belle Étoile
En 2012, nouvelle étape : Montois depuis 1967 mais « Montois dans l’âme », Philippe Camiade dirige toujours son club de gymnastique mais prend également la tête de l’Etoile omnisports : « L’engagement est une passion, ça ne s’explique pas. Il y a quelques mauvais moments mais on finit toujours par les surmonter ensemble, c’est ce qui en fait la richesse. L’ESM attache d’ailleurs une grande importance à ses bénévoles. Mon prédécesseur, Michel Lamorère, avait mis en place un système de médailles pour honorer ceux qui donnent de leur temps. Sans eux, le sport en France n’existerait pas. J’en profite pour dire que n’importe qui peut devenir bénévole chez nous, notamment pour encadrer les pratiques sportives. À l’ESM, il sera formé et s’intégrera vite dans notre équipe : il ne faut pas avoir peur de pousser la porte ! »

Une retraite forcément sportive
Avec la retraite qui se profile, Philippe pense un peu à son autre passion, le ski. C’est toutefois bien sûr à ses divers engagements qu’il espère pouvoir accorder encore plus de temps : « J’ai été très heureux au cours de ma carrière d’entraîneur et de dirigeant. Il n’y a eu ni ennui ni temps morts, je n’ai pas vu passer les 40 dernières années et le club est en bonne santé. Je me souviens bien sûr des titres et des podiums de mes athlètes mais aujourd’hui, je prends au moins autant de plaisir en faisant découvrir mon sport à des « baby-gym » de 3 ans par exemple, ou même en voyant se développer les pratiques des seniors. C’est une section que l’on a montée il y a 4 ou 5 ans avec Philippe Duverger et qui regroupe des sportifs de 55 à 80 ans. La Fédération française y accorde beaucoup d’importance et organise même des rencontre nationales ou européennes pour les seniors. À bien y réfléchir et même si ça n’était pas prévu, comme j’ai l’intention de continuer la salle pour me maintenir en forme, je pourrais d’ailleurs bien en bénéficier un jour moi aussi ! »

Crédit photo : DR /
Journal Sportsland Landes n°214 du 10 octobre 2017

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