Stade Montois Rugby Association – Ça bouge !

Nouveau mandat, nouvelle ruche, et projet « offensif »

Sans véritablement de capitaine à la barre, le bateau du Stade Montois Rugby a dérivé sur les 4 derniers mois de la précédente saison sportive, non sans laisser de traces dans la maison mère des abeilles. Mais connu pour avoir les reins solides, le club a su rebondir avec l’arrivée aux manettes de Didier COURTADE, qui compte bien profiter de ce nouveau mandat pour redorer le blason de la ruche du SMR, grâce notamment à un projet ambitieux basé sur l’efficacité et tourné vers l’avenir.

Didier Courtade

Élu le 11 Mai avec sa liste, Didier Courtade, ancien joueur, éducateur et dirigeant du club, a récupéré la patate chaude d’un club au besoin de renouveau. Désireux de ne pas jouer le rôle du « pompier de service », la condition sine qua none à cette prise de fonction était de le faire avec un projet solide, basé sur une organisation sportive maîtrisée et la volonté de faire travailler l’intégralité du club ensemble. Également directeur de la chambre des métiers et de l’artisanat, ce dernier utilisera surement ses capacités professionnelles pour apporter de nouvelles compétences à l’association, mais totalement imprégné par l’esprit des abeilles, il s’appuiera surtout sur l’histoire du club, ses valeurs, et la force des gens qui le composent. Désireux de redynamiser la ruche montoise, sans non plus tout bouleverser, les premières actions du bureau ont été de solidifier les bases ; pour cela, le souhait était de préserver un maximum de bénévoles et de valoriser les figures fortes du club à travers la nomination de 4 Présidents d’honneur : André Boniface, Christian Darrouy, Pierre Lamarque, et Benoit Dauga. Mais il fallait vite relancer l’activité de la ruche, alors la saison est partie sur les chapeaux de roue avec l’introduction de 35 nouveaux dirigeants, des réunions de travail et de présentation autour du nouveau projet, et la reconstruction d’un organigramme avec des bénévoles solides mais aussi des professionnels aguerris. À la mi-Septembre, ça bourdonne du côté du Moun, oubliées les carences de miel de l’été dernier, les premières alvéoles sont bâties, le travail des abeilles est bel et bien reparti !

Vers une ruche solide
La nouvelle organisation se veut alors moderne et réadaptée. Construite à l’issue d’un séminaire avec un cabinet d’experts, cette dernière sera calquée sur l’état d’esprit carré et structuré de son Président, et l’association s’appuiera désormais sur un système de 5 commissions bien identifiées. De manière plus concrète cela signifie que chacune d’entre elles sera composée d’une quinzaine de personnes et pilotée par un Président qui mènera sa barque avec autonomie et selon sa sensibilité. Le comité directeur animera les relations entre le travail des différentes commissions afin de donner du liant, de la visibilité et de la communication à l’ensemble des parties du club ; le mot d’ordre est dorénavant d’afficher une volonté commune de travailler ensemble. Didier Courtade insiste d’ailleurs beaucoup sur la nécessité de ne faire qu’un seul et même club uni à travers notamment un fonctionnement main dans la main avec le secteur professionnel.

L’ambition de l’efficacité
Le nouveau mandat placé sous le signe du plaisir et de la convivialité sera également très axé sur la recherche d’efficacité. La volonté du bureau est de permettre à ce club de retrouver de la performance dans l’ensemble de ses secteurs. Pour Didier Courtade, il est impératif d’arriver à se mettre à la page des nouvelles exigences fédérales en existant de manière affirmée au sein du rugby français. Mais le Président reste lucide car il sait que « ces ambitions devront rester mesurées et réalistes ». Ainsi, le club porte déjà la mise en place d’un nouveau plan de formation des joueurs et des éducateurs, dont l’un des objectifs à court terme sera de pouvoir compter sur un encadrement sportif diplômé et qualifié. Cette exigence en terme de niveau de formation permettra, entre autres, d’aligner des équipes encore plus compétitives. Mais la notion d’efficacité débordera bien au delà des terrains, car le niveau d’exigence devra aussi toucher le domaine social, administratif ou encore budgétaire.

Rayonner sur le territoire
Toujours dans la volonté d’évoluer, le dirigeant montois affirme « la volonté de travailler sur la zone d’influence du club en créant des passerelles solides avec les clubs des alentours ». L’idée est de casser cette image du « gros club prédateur » qui vient piller les petits de leurs meilleurs joueurs, car l’objectif de Didier Courtade est d’arriver à créer des relations efficientes et entretenues avec des structures partenaires voisines, afin que chacun y trouve son compte. La conviction du Président est profonde : « il est de l’intérêt de chacun de s’entraider, pour que le vivier local soit performant et vivace, avec des clubs qui marchent bien, afin que l’émulsion générée tire tout le monde vers le haut ». C’est en tout cas tout ce que l’on souhaite, que la nouvelle ruche en cours de construction offre des fondations solides sur lesquelles les futures abeilles pourront s’appuyer, pour apporter cette petite touche de miel qui parfumera encore et toujours l’identité de notre cher rugby landais. Alors comme ils disent : « Come on BEEZ ! »

Crédit photo : DR /
Journal Sportsland Landes n°216 du 13 novembre 2017

 

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