Lucas Mahias – Champion du Monde SuperSport 2017

10 année de persévérance pour ce titre tant rêvé !

Pour le montois Lucas Mahias, tout a vraiment commencé par un titre de vice-champion de France de la 1ère édition de la Michelin Power Cup 600cm³ en août 2008 et un premier article dans notre journal n°41 du mois suivant dans notre rubrique « Le jeune du mois ». « Il venait d’avoir 19 ans, il était… »

Sa carrière démarre donc vraiment en 2008 par une seconde place qui aurait pu être toute autre s’il n’avait pas raté une course pour passer son BEP de mécano, réussi d’ailleurs ! À cette époque là, rien n’était écrit d’avance et il valait mieux assurer les arrières d’autant que dans le monde des sports mécaniques c’est souvent l’argent qui prime sur le talent ! Lucas l’apprendra au fil des années, lui qui a déjà un rêve enfoui secrètement au fond de lui-même, un rêve « fou » qui le pousse à se battre sur la piste comme nul autre pareil. Mais chut !!!

L’année 2009
c’est l’année de ses 20 ans. Lucas s’engage en promosport 600cm³. Après un début de saison laborieux par la découverte d’un niveau « très costaud », il se classe finalement 4ème en gérant mieux la seconde partie. Il apprend sur le tas. Pas mal pour un « rookie » ! Même s’il est pressé, Lucas comprend qu’il lui faut acquérir de l’expérience comme lui explique si bien son mentor Serge Nuque. Dans notre n°52 de septembre 2009, nous concluions notre article : « Soyons en sûr, Lucas n’a pas fini de faire parler de lui ! »

L’année 2010
Une bonne année sportive, moins côté « budget » ! C’est l’année de son délire avec Serge Nuque (surnommé le chevalier du Groland) pour trouver des sponsors et qui voit l’attribution de son surnom « Bernardo », le complice de Zorro, mais aussi de nombreux clins d’œil au monde grolandais. Toutes ses frasques permettent à Lucas de sortir du lot et ça marche !!! Des sponsors le rejoignent et il remporte le titre du Trophée Pirelli 600. Un titre qui le propulse toujours plus haut,… mais en budget aussi ! Dans notre journal n°64 d’octobre 2010, nous concluions notre article : « …comme à leurs habitudes, les deux compères vont trouver des solutions du tonnerre « grolandais », Banzaïïï ! »

L’année 2011
Lucas s’attaque au championnat de France 600 Supersport avec sa propre moto. Pour sa première course à ce niveau, il frappe un grand coup en signant une victoire. Il enchaine ensuite les résultats probants jusqu’à une chute hors championnat, lors des essais pour les 24h00 du Mans. Bilan : bassin fracturé et saison terminée en 600 Supersport. Après une convalescence ultrarapide, Lucas fait un essai en Moto 2 (niveau international), l’antichambre des motos GP, lors de la dernière course de l’année 2011 à Jerez pour le compte du Team Immotec. Malgré une moto et un circuit inconnus, l’essai est validé puisqu’il rentre dans les points ! Si le côté sportif est ok, côté budget c’est de plus en plus chaud !

L’année 2012
Il participe au championnat du monde de Moto 2 avec un guidon du Team Immotec. Si cette saison aux contacts des pilotes internationaux s’annonce difficile, le manque de budget l’empêche souvent de dormir. Petit coup de pouce, nous lui consacrons notre « Une » du n°81 de février 2012 en concluant l’article : « Il a du talent le bougre !!! ». Finalement, 2012 sera une année de transition, une année compliquée qui l’obligera à poser le cuir et à mieux se préparer pour 2013 et à se demander si ces facéties « grolandaises » de le desserve pas un peu pour le très haut niveau !

L’année 2013
Après une excellente préparation, Lucas doit intégrer le mondial superstock, mais tout capote en février… À un mois du début de la saison, Lucas est à pied. Finalement in extremis, il signe deux contrats, l’un avec le team Raffin pour les courses sur piste et l’autre avec le team belge DG Sport en endurance. La vitesse pour une suprématie nationale et l’endurance pour une place à l’international, voilà le challenge pour ce jeune professionnel ! Une saison très intense qui lui apportera beaucoup d’expérience par un grand nombre de courses.

L’année 2014
Lucas Mahias intègre la structure officielle Yamaha en signant pour le Team Dark Dog Academy et remporte le Championnat de France Supersport sur la R6. Sa carrière semble enfin lancée! Nous lui consacrons la « Une » de notre n°139 de juillet 2014.

L’année 2015
Après une 2014 fabuleuse, Lucas tente l’aventure Intermoto Pony-Express pour le circuit mondial Supermoto. Tout semble aller pour le mieux, mais voilà c’était sans compter sur les failles de son nouveau Team Tchèque qui s’est évaporé dans la nature. Du coup, Lucas passera une année comme joker de luxe pour diverses écuries et motos différentes. Dans notre journal n°167 de septembre 2015, nous concluions notre article :
« … cette violente désillusion est un incident de parcours qui ne l’empêchera pas de croire en lui. Tant mieux. »

L’année 2016
La consécration, enfin ! Yamaha lui confie sa moto d’usine, la R6. En cours de saison, Lucas change donc d’écurie et fait rarissime en endurance qui se pratique en équipe, Lucas Mahias est seul champion du monde d’endurance 2015/2016 grâce aux points cumulés dans deux Team différents, chez R2CL puis au GMT94. Nous lui avons consacré deux couvertures, notre n°196 de septembre 2016 et n°204 d’avril 2017 dans lequel nous concluons l’article : « Ce que fait Lucas, c’est bien la marque des champions ! »

2017, le rêve se réalise !
YAMAHA lui confie maintenant la toute dernière Yamaha YZF-R6 au sein d’un nouveau projet, celui de porter cette moto au sommet. Lucas Mahias y parvient avec panache tout au long de la saison et en remportant même la dernière manche à Losail (Quatar) ce 4 novembre. Il devient ainsi le quatrième Français à remporter le titre WorldSSP après Sébastien Charpentier (2005, 2006), Fabien Foret (2002) et Stéphane Chambon (1999) mais aussi le premier Français à être couronné dans deux Championnats du Monde différents, endurance et vitesse. Quoi faire et dire de plus : la Une de ce n°216 et… Banzaïïï !!!

 

Crédit photo : DR / Yamaha International
Journal Sportsland Landes n°216 du 13 novembre 2017

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