Stade Montois Rugby – Autour du terrain

« De l’animation à tous les étages… »

Il n’y a pas que le KOP des supporters qui rythme les soirs de match. De beaux aménagements, où tout a été pensé pour le confort des spectateurs et un groupe de musique passionné, participent également à la réussite d’une bonne ambiance.

Avec modération…
Nous sommes plusieurs à nous y rendre à la mi-temps pour s’hydrater, prendre une collation ou discuter entre copains pour refaire le match. Dans un stade, le pub (ou la buvette) est aussi essentiel que le ballon sur le terrain. L’occasion de continuer le match pendant la fameuse troisième mi-temps. Personne n’imagine un match sans lui. C’est un lieu de vie et de rassemblement. À Guy Boniface, il en existe trois : la petite buvette en bois « Les Perches », « Le Pub Jaune et Noir » et le petit dernier « Le Pub Jaune et Noir Est ». Pour vous servir, une quarantaine de bénévoles s’affairent à cette tâche, réunis au sein de « l’association des Pubs Jaune et Noir » dirigée depuis plus de 20 ans par Stéphane Baudry. Une bande de copains composée à 80 % de retraités, amoureux du club, qui sacrifient un peu de leur temps pour animer la vie de l’équipe professionnelle et de son public. Renforcée parfois par des personnes du KOP du Maillot ou des bénévoles du rugby amateur qui viennent apporter leur coup de main. Outre l’aspect financier, les pubs ont pour principal intérêt de fédérer une foule de fidèles supporters montois de tout âge. « Notre rôle est d’assumer la réception de tous les supporters dans la plus grande convivialité possible. Grâce aux équipements que la direction a mis en place, nous pouvons les accueillir dans de très bonnes conditions », explique Stéphane. Pour se faire, une organisation en amont est primordiale. « On se réunit chaque mardi des semaines de matchs pour connaître les disponibilités de chacun et décider des commandes à passer. Il faut être bien organisé, c’est pourquoi il y a plusieurs responsables : un trésorier, un expert-comptable, un cuisinier qui s’occupe des commandes alimentaires et moi-même pour les boissons. Nous gérons un « petit restaurant ». Il y a toute une préparation d’avant match qui commence dès le matin par la pose des tables par exemple, il faut être prêt pour accueillir les premiers arrivants qui viennent manger dès 19h », continue-t-il. Il y a la partie plus classique avec le bar qui sert les bières et les boissons, mais aussi la partie sandwicherie. 200 kg de frites et près de 1000 sandwichs sont vendus par match. Au menu, lors des petites affiches, c’est restauration rapide: entrecôtes, araignées, confits accompagnés de frites ou encore une assiette de tapas. Pour les gros matchs, comme la réception de Bayonne, c’est un menu unique. On y sert en moyenne plus de 200 repas avec des réservations longtemps à l’avance.

…et musique
Le Stade Montois Rugby ne manque pas d’idées pour animer son club avec son groupe de musique qui fait vibrer les supporters des abeilles depuis 3 saisons. Le « BizzzBand » est un groupe (et non une banda) composé d’un trompettiste, d’un tromboniste, d’un saxophoniste, d’un soubassophone, d’un guitariste et d’un batteur, tous professionnels. « Nous sommes 6 musiciens d’une trentaine d’années, des copains avant tout. Certains ne connaissaient pas du tout le milieu du rugby mais ils y ont pris goût. Nous sommes des intermittents du spectacle qui évoluons dans d’autres groupes. Par exemple, moi, je fais partie de deux groupes les « Percu T » et « Kamino » et pendant plus de 10 ans, j’ai dirigé les Cumbacheros : un groupe de musique brésilienne à Mont-de-Marsan », raconte Aurélien Arjo, le batteur et responsable du groupe. Que ce soit avant, pendant ou après les matchs, et même à l’extérieur comme lors des précédentes phases finales à Aurillac et Montauban, chaque moment est rythmé par le groupe. On retrouve de la musique traditionnelle du Sud-Ouest mais aussi de l’ACDC à Bruno Mars, en passant par des musiques combatives, dans l’esprit du rugby, avec des morceaux comme Eye Of The Tigers. En dehors des matchs, ils jouent plutôt des musiques de New Orleans, caribéennes ou brésiliennes. « Au début du projet, nous avions une trentaine de morceaux à notre répertoire. Chaque année, on essaye de renouveler un peu ce programme. On répète en début et milieu de saison 5-6 nouveaux morceaux, chacun amène son genre musical. On essaye d’emmener le public avec nous, le retour des supporters est important et nous pousse à faire toujours mieux », rajoute-t-il. Grâce à ses « Pubs » et son groupe de musique, le Stade Montois met donc tout en œuvre pour que venir au stade reste une fête.

     

Crédit photo : DR / Stade Montois Rugby
Journal Sportsland Landes n°217 du 27 novembre 2017

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