Tennis Capbreton – Jessika Ponchet en route vers l’Australie

En mode grand chelem !

Jessika Ponchet, retenez bien ce nom, est à 21 ans l’étoile montante du tennis français. La joueuse du Tennis Club de Capbreton-Gaillou, a réussi l’exploit de passer le premier tour de Roland-Garros, en mai dernier. Hissée à la 270ème place du classement mondial, elle participera à l’Open d’Australie qui se déroulera du 15 au 28 janvier prochain… Son deuxième tournoi du Grand Chelem.

Une bonne dose de talent est certes nécessaire, mais ce qui fait une grande joueuse réside surtout dans sa capacité mentale à ne jamais rien lâcher. Jessika fait partie de celles-ci. Convaincue de sa force, quand on lui demandait ce qu’elle voulait faire plus tard, elle répondait sans hésiter qu’elle voulait faire de son sport, son métier. Avec une telle conviction, rien ne pouvait arrêter cette championne en herbe. Dès l’âge de 9 ans, elle remporte chaque année ou presque la ligue CBBL (Côte Basque, Béarn, Landes) jusqu’à ses 18 ans. Dès ses 12 ans, elle participe à ses premiers championnats de France à Rolland-Garros. Quelques années plus tard, se retrouve à faire le tour du globe : elle parcourt la France entière, passe la frontière pour jouer en Espagne, au Portugal, en Hongrie, en Tunisie, traverse même l’Atlantique pour rejoindre le Canada à plusieurs reprises et pour enfin atterrir en terre océanique. Un parcours déjà riche en expériences.

Une histoire de famille avant tout
Chez les Ponchet, le tennis est roi, toute la famille le pratique. Dès ses premiers pas, ses parents lui mettent une raquette dans les mains et le court de tennis est rapidement devenu l’endroit où elle se sent le mieux. Sa mère qui a été classée 380ème mondiale, deviendra naturellement son entraîneuse et l’emmènera à la 270ème place mondiale. Alors pourquoi changer une équipe qui gagne ? Jessika est consciente de la chance qu’elle a d’avoir une famille qui la soutienne autant. « On est tous ensemble dans les bons comme dans les mauvais moments. Quand je pars pour des tournois, c’est souvent ma mère qui m’accompagne mais parfois c’est mon père, afin qu’elle puisse rester avec mon frère. Financièrement aussi, ce sont de gros sacrifices. Cela demande beaucoup d’investissement de la part de toute la famille », explique-t-elle.

De Roland à l’Open
Après avoir obtenu quelques succès en Espagne, elle est propulsée en mai 2017 au tournoi du Grand Chelem de Rolland-Garros, alors qu’elle n’est classée qu’au 442ème rang mondial. Elle réussit la performance de battre la 152ème mondiale, Dalma Galfi. Une prouesse qui lui a permis de poursuivre son ascension. La Landaise accède notamment aux demi-finales du tournoi de Dijon et de trois tournois du Canada. Et c’est ainsi qu’au mois de décembre, la Fédération Française de Tennis lui offre une invitation, la fameuse wild-card, pour participer au tableau principal de l’Open d’Australie.  »Au début, je ne réalisais pas trop puis quand j’ai dû remplir les 25 pages nécessaires à mon VISA, je me suis dit  »je vais vraiment partir en Australie ? » c’est à partir de ce moment-là que j’ai commencé à réaliser », avoue-t-elle. Un cadeau de fin d’année ? Plutôt une récompense méritée car la Capbretonnaise travaille quotidiennement pour participer à de tels événements.  »Je pense que si la Fédération me l’a donnée, c’est que j’ai travaillé pour l’obtenir. Il faut beaucoup de constance et je pense que c’est ça qui m’a aidé à obtenir cette wild-card. Depuis Roland-Garros, j’ai été en demi-finale de plusieurs tournois, j’ai gagné plusieurs filles du TOP 200… En dehors du tournoi, je vais pouvoir m’entraîner avec des filles du TOP 100 : je n’en ai pas beaucoup l’occasion. C’est vraiment génial, cela ne peut être que bénéfique », se réjouit Jessika qui ne pouvait espérer un meilleur challenge pour commencer cette année 2018. La partie s’annonce compliquée, mais la jeune Landaise peut croire en ses chances : battre beaucoup plus forte qu’elle, elle l’a déjà fait. C’est surtout une opportunité en or pour acquérir un maximum d’expériences afin de continuer dans cette voie. C’est tout ce que nous lui souhaitons… En attendant, elle a déjà pris son envol, le jour de noël, pour participer à un tournoi de préparation, avant celui, tant attendu, de Melbourne qui aura lieu à partir du 15 janvier.

Crédit photo : DR
Journal Sportsland Landes n°219 du 8 janvier 2018

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