Les douleurs musculaires, et si on en parlait !

Quand le corps nous alerte !

Chez tous les sportifs, les plaintes d’origine musculaire sont fréquentes. Elles comptent plusieurs degrés de gravité, de la simple courbature au claquage. Dans les pathologies bénignes décrites ici, il n’y a pas de lésion anatomique et la guérison est en générale complète. Malgré tout, elles peuvent être le premier signal d’un mauvais entraînement ou d’un matériel inadapté. Leur répétition peut même faire craindre des problèmes plus graves et il est donc important de ne pas les négliger.

Les crampes
Les crampes résultent de la contraction involontaire et brutale d’un muscle. Elles sont généralement très douloureuses et disparaissent en quelques minutes. Elles sont souvent intimement liées à la déshydratation. Le traitement réside dans les étirements, la chaleur, le massage. Ce sont les muscles qui travaillent le moins qui sont les plus sensibles aux crampes. En cas d’apparition d’une crampe, il faut arrêter immédiatement l’exercice et relâcher le muscle. Si la douleur persiste, il faut étirer le muscle et le travailler en extension. Pour une crampe au mollet par exemple, il faut tirer les orteils vers soi. La répétition des crampes peur être un signe de fatigue ou de surmenage, ou une carence en sels minéraux, qui peut être traitée par une alimentation équilibrée à base de fruits et légumes par exemple. La persistance ou la répétition prolongée de crampes malgré le repos et une alimentation correcte peut correspondre à certaines maladies. Il convient alors d’en informer son médecin.

Les courbatures
Ce sont des douleurs musculaires qui apparaissant 24 à 48 heures après l’effort. Ce sont les fameuses douleurs du surlendemain ! Elles disparaissent généralement en trois jours. En cas de courbatures, la reprise de l’activité est bien sûr possible, mais modérément. Inutile surtout d’en faire trop : si vous êtes perclus(e) de courbatures après votre première séance de gym, attendez quelques jours avant de vous y remettre… La chaleur (bain chaud ou sauna) est une bonne façon d’atténuer les douleurs musculaires. Attention, le stretching en début de pratique, peut également provoquer des courbatures, car il fait aussi travailler le muscle.

Les contractures
C’est souvent lors d’un examen du muscle qui l’on retrouve une zone dure à la palpation. Certaines contractures sont dues à un surmenage du muscle qui conduit à une perturbation du métabolisme musculaire. D’autres sont secondaires à des lésions récentes du muscle (élongation, déchirure, contusion), ou à une pathologie articulaire proche (problèmes de colonne vertébrale par exemple) ou à un problème postural. Dans ces cas, la contracture peut masquer le problème initial, qu’il faudra systématiquement rechercher. La douleur est d’apparition progressive n’empêchant pas la poursuite de l’activité. Elle est diffuse, comme une sensation de crampe ou de « gêne », et persiste au repos. L’examen retrouve un gonflement du segment de membre en question et une « boule dure » et douloureuse à la palpation du muscle. Le traitement est basé sur le repos, les antalgiques, la chaleur. L’évolution est en général favorable en une dizaine de jours de repos, sous réserve qu’il n’existe pas un autre problème que la contracture n’a fait que révéler.

Comment prévenir ces pathologies ?
Avant chaque séance sportive, prenez le temps de vous échauffer. L’échauffement permet en effet de réchauffer le muscle et de lui faire gagner en souplesse. Pendant cette phase de préparation, les tendons gagnent en élasticité et le débit d’oxygène dans le sang augmente. L’échauffement permet aussi de préparer le système cardiovasculaire à un effort plus important: il est donc incontournable ! Échauffement, étirements, entraînements progressifs en intensité et en durée, hydratation suffisante, diététique équilibrée (fruits secs notamment pour les sels minéraux), permettent de prévenir la plupart de ces problèmes musculaires. Et après la séance d’efforts, pensez aussi à vous étirer en douceur…

Crédit photo : DR /
Journal Sportsland Landes n°221 du 5 février 2018

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