Stade Montois Rugby – Alexandre Bécognée

La force tranquille !

Apparu à seize reprises dans le groupe professionnel, dont onze en tant que titulaire, Alexandre Bécognée a très vite trouvé sa place. Preuve en est de ses bonnes prestations, l’espoir de 21 ans a récemment signé un contrat de trois saisons avec la structure professionnelle du club. Signe d’un apprentissage jusqu’ici rudement mené et qui prouve qu’il est bien parti pour continuer à briller au plus haut niveau.

Les jeunes talents, il paraît que le rugby français n’en manque pas. En revanche, le temps de jeu fait cruellement défaut. Ainsi, pendant que certains percent en Top 14, d’autres ne font pas la moindre apparition. Seulement, il n’y a pas que le meilleur championnat du Monde pour faire ses armes, et de jeunes espoirs profitent de l’antichambre de l’élite pour s’aguerrir. C’est le cas d’Alexandre Bécognée, sans doute l’une des révélations cette saison de la formation montante du Stade Montois. Pourtant, rien ne prédestinait le garçon vers ce sport. Avant qu’il s’épanouisse au rugby, il jouait au football pour s’amuser avec les « potes ». Quand ces derniers se sont essayé au rugby, il les a tout simplement suivis. À 14 ans, le rugby croise donc sa route par hasard et jamais il n’aurait imaginé que sept ans plus tard, il intégrerait une équipe professionnelle. Originaire de Bordeaux, son histoire ovale débute à l’ E.D.G. (Entente des Graves : union de Cestas, Gradignan, Léognan et La Brède). Puis il rejoint le Stade Bordelais, avant d’atterrir au club de Bègles. Là-bas, il se fait repérer par les dirigeants du Stade Montois et signe au Centre de Formation, en 2015. Intégré dans le groupe professionnel à l’inter-saison pour parfaire la préparation, c’est dès le premier match du championnat (à Biarritz le 18 août 2017) qu’apparaît son nom sur la feuille de match. « J’avais bien travaillé, mais j’avais beaucoup de stress et d’excitation à la fois », se souvient-il. Depuis, il a enchaîné les matchs et les bonnes performances avec les professionnels, à l’image du match face à Carcassonne où il avait même fini meilleur joueur de la rencontre. Ce soir-là, les Jaune et Noir s’étaient imposés. Notamment grâce à Bécognée qui avait débloqué la situation en inscrivant son premier essai en Pro D2, alors que son équipe était malmenée. À la clé de ses bonnes copies, « l’aboutissement de ces trois années d’investissement au sein du club » avec la signature de son contrat. Mais, la tête sur les épaules, il sait que rien n’est jamais acquis et rétorque : « Les coachs me font confiance mais il y a eu aussi pas mal de blessés, il ne faut pas se le cacher. Je prends les matchs comme ils viennent et j’essaye de donner le maximum de moi-même à chaque match. Pour l’instant, cela fonctionne et c’est une satisfaction personnelle ».

Un programme chargé
Encore considéré comme faisant partie de la catégorie Espoirs, sa charge de travail peut paraître plus conséquente qu’ordinaire. « Les entraînements commencent le dimanche, comme en général l’équipe première joue le vendredi. Puis il y a un entraînement le lundi. Le mardi il y a juste musculation, et ensuite le mercredi ils annoncent le groupe. Si on est dans le groupe : on fait une mise en place collective le jeudi. Pour ceux qui ne sont pas dans le groupe, on rejoint les Espoirs le jeudi pour faire un entraînement collectif « . Alors forcément, quand Alexandre n’est pas aligné par les entraîneurs de la première, il joue le week-end avec les Espoirs. « Cela permet de ne pas perdre le rythme, on continue à jouer comme ça », tient-il à souligner.

Franchir un palier
Dur au plaquage, explosif dans le jeu, Bécognée a tout pour faire éclore son talent dans les Landes avant de, peut-être, viser plus haut. Mais humble, du haut de ses 1m89 pour 106kg, le troisième ligne préfère ne pas se projeter sur la suite. « À court terme, mon objectif est de jouer le plus régulièrement possible avec l’équipe première et m’imposer à mon poste. Mais, je ne pense pas trop à long terme, honnêtement. C’est la meilleure solution quand on est jeune : il faut se donner à fond et voir où cela nous mène », confesse Bécognée. Le jeune homme sait qu’il a encore beaucoup de travail à fournir afin de progresser en PRO D2. Il reconnaît ses manquements dans le domaine du saut en touche et de la technique individuelle. Passer de l’ombre à la lumière et éblouir sur le terrain, beaucoup de jeunes l’ont déjà fait avant lui, mais combien ont été capables de réitérer leurs exploits sur la durée ? Il ne lui reste donc plus qu’à confirmer dans le temps et le minot deviendra un joueur incontournable de l’effectif Montois. Ce qui est sûr, c’est qu’avec lui et aux côtés d’autres joueurs comme Charles Brayer, Romain Latterrade, Dorian Laborde, Wame Naituvi ou encore Lucas Claudey, ils constituent la nouvelle vague des jeunes du cru.

 

Crédit photo : DR / Sportsland – Bernard Hennequin
Journal Sportsland Landes n°225 du 3 avril 2018

 

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